Premier jour

24 heures et quelques que nous avons mis les pieds sur le sol canadien, et plus précisément à Montréal, dans un quartier au sud de Mont-Royal.

Entre le décalage horaire (6 heures de moins par rapport à la France) et les dernières semaines déménagement-administration-resto-amis-aurevoirs-lestonnesdebidulesàfaireavantdepartir, autant dire qu’on n’a pas encore l’impression d’avoir atterri.

Le premier truc qui nous a saisi en arrivant ici, dans tous les sens du terme, c’est le froid. Rien de vraiment insurmontable mais passer d’un début d’hiver grisonnant à Paris au 0°/-2° grand soleil qui se couche à 16H30 montréalais est assez déstabilisant. Notons que ça permettra probablement à Maximilien de rire encore tout l’hiver en me voyant enfiler chapka, combi’ de ski, écharpe pour aller chercher ma dose de nicotine sur le balcon. Mais au moins, je profite de la vue et des n’écureils, na.

Notre première activité aujourd’hui fut donc d’aller « magasiner » (comprenez faire du lèche-vitrine) parkas et bottes, et d’en profiter pour déambuler dans ce que l’on appelle la ville souterraine. Bon alors c’est pas les mines de la Moria non plus hein. C’est juste une succession ininterrompue de centres commerciaux sur plusieurs étages qui relient les stations de métro entre elles. Claustrophobes s’abstenir.
Pour vous donner une idée, y a même des fontaines dedans.

A l’extérieur,  le centre ville est réellement construit à l’américaine, bigger than life. Rues parallèles et perpendiculaires de plusieurs km de long se croisant à angle droit, immenses buildings, fast-food tous les 5 mètres et défilé de school bus jaunes. Pour nous européens, tout semble nouveau. Nous n’avons pas encore mis les pieds dans le vieux Montréal mais pour le moment, ce qui m’a le plus étonné est l’absence « d’histoire ». Alors là je sens que je vais déjà me foutre mes futurs compatriotes à dos donc je vais détailler. A Paris par exemple, on voit les vestiges de civilisations qui s’étendent depuis des siècles, même si on n’y fait plus du tout attention une fois qu’on y habite. Mais ici, même les églises semblent avoir été construites il y a moins de 10 ans… On attend donc de voir avec impatience le côté plus pittoresque de la ville comme de bons gros touristes que nous sommes !

L’autre truc qui nous fascine absolument pour le moment, ce sont les supermarchés et la bouffe. Élément grandement indispensable voire central de notre vie, avouons-le, je pense que l’on pourrait errer dans les rayons à admirer les pots de beurre de 3 kg ou le lait en sachet de 5 litres durant des heures. Oui, nous sommes de grands enfants. Et évidemment, en tant que tels, nous nous sommes empresser d’acheter tout ce qui est gras, sucré, salé du genre : chips goût bacon trempé dans du sirop d’érable.

En parlant de bacon, pas de mini tranches ici. Non, de bons gros paquets des familles qu’on se demande si on va réussir VRAIMENT à tout engloutir avant la date de péremption. (Je vous aide, la réponse est oui).

Ici, ils ont aussi une grande passion pour les bidons. Le lait en bidon, ok on connaît. Mais nous avons aussi la litière en bidon, le jus d’orange en bidon, etc. Toujours dans des formats qui permettent de nourrir une personne normalement constituée pour un mois.

Tout ceci ne sont que des détails bien sûr mais sachant que nous sommes partis pour vivre ici aussi longtemps qu’on en aura envie en gros, on essaie de se projeter dans notre vie future. Et pour l’instant, ce qu’on a surtout compris, c’est que tout est à réapprendre, à découvrir, à intégrer. Épuisant mais passionnant.

11 thoughts on “Premier jour

  1. Bonne technique pour faire cuire du bacon canadien, façon canadienne, sans trop de gras (mais ça reste du bacon) fait un sandwich : 2 feuille d’essuie tout, une couche de bacon, une couche d’essuie tout, et ainsi de suite. le tout 3 min au micro onde, ou stopper dès que ça sent le cramé.

  2. rahhh suis content que tout se passe bien. ce post m’a rassuré. et m’a donné faim !
    quand vous irez dans la vieille ville, je crois le souvenir qu’il y avait un chouette magazine de comics te d’auteuil, et que ce quartier la était plutôt sympa et plus chargé d’histoire.

  3. On a encore l’impression que vous êtes partis en vacances. Tout ceci est très perturbant…

    Merci pour ce premier post, très drôle et très gourmand.

    Nous attendons le prochain avec impatience.

    Par contre, une question de nana de taraude: pourquoi faire du shopping, pardon, du magasinage, si la seule tenue de rigueur là-bas est la doudoune/moonboots/bonnet/écharpe/bimendum? Non parce que ça fait de sacrées économies! 🙂

    • Bienvenue Manon et merci pour tous tes commentaire 😉

      Pour les prix… Ca dépend des produits !
      Pour faire simple, ce qui est importé d’Europe ou de France (fringue, bouffe, etc.) est cher.

      Pour les produits du quotidien québecois, les prix sont similaires à la France je trouve mais ton niveau de vie est plus élévé en général.

      Pour tout ce qui est sorties, pareil.

      Ce qui est bien moins cher ici par contre, ce sont les loyers, pour une grande ville. Disons 1/3 de moins qu’à Paris.

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