La pêche blanche est l’activité la plus chiante du monde

Il suffit que je vous fasse un schéma, vous allez comprendre :

C’est à dire je ne sais même plus dans quel cerveau a germé cette idée de « Ha ouais pêcher dans la glace ça a l’air fun ! » mais je conteste tout accusation pouvant mettre en cause le mien. Parce que déjà j’aime pas la pêche. De nuit, par -20°, comment dire… Tu saisis mieux soudain l’impact psychologique que pouvait avoir le mot « goulag ». J’étais moi-même à deux doigts de chanter l’Internationale la main sur le cœur si ça pouvait me faire sortir de là.

Et en plus c’est hors de prix entre la location du matériel, le permis de pêche, la location de la tente… Tout ça pour ne RIEN prendre. En plus. Même pas un semblant de suspense, un poisson qui mord, non. On est juste resté assis des heures durant sur un tabouret qui faisait la taille d’une de mes fesses. Et elles ne sont pas si grosses.

Je vous passe sur le côté peu ragoutant du « Donc on attrape l’alevin, on lui trou la tête avec l’hameçon, on s’assure que quand même il bouge encore, on le met dans l’eau glacée et on attend qu’il vienne se faire bouffer ».

Alors on va me dire que je suis un peu de mauvaise foi parce que normalement la pêche blanche ça se fait dans un lac gelé, pas dans un port, même vieux. Certes mais y en avait pas à proximité, des lacs.

En tout cas il est exclu que je réitère l’expérience même si, heureusement, on a des chouettes amis qui avaient pensé à ramener la baguette, la camembert et le jambon pour pas qu’on meurt de faim. Ou qu’on soit obligé de manger ces pauv’ alevins.

Sinon l’événement mondial international tu ne pouvais vraiment pas le rater c’est ce froid polaire soudainement apparu par ici. Froid, genre froid. Entre -30° et -40°. Et quand tous les matins les collègues du pays te disent avant même bonjour qu’ils ont froid, tu sais que c’est normal si tu ne peux plus bouger tes orteils. Et que tes cheveux ont gelés sur le chemin. Et que même avec une bouillotte au fond de ton lit, tu mets une bonne heure avant de t’en remettre.

Parce que bon, on a beau parler froid sec, doudoune et bonnet, gants ou mitaines, refroidissement éolien, etc. RIEN ne peut t’éviter de ressentir cette petite brûlure glaciale, tu as toujours un peu d’air qui s’engouffre dans un endroit imprévisible. De préférence les narines qui elles aussi se mettent littéralement à geler de l’intérieur. Une sensation fort désagréable.

Pour finir sur une note un peu plus positive (pour pas encore passer pour la maudite française qui est tannée déjà) si y a bien un truc que le chat, Maximilien et moi apprécions le week-end c’est le grand soleil sur le balcon et les écureuils qui se promènent. On s’en lasse pas. Allez, cheers et bonne semaine !

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