Road Trip Californie – 2ème étape : Big Sur

mer4

J’aime la mer. J’adore la mer. Mais l’océan Pacifique a une ampleur que je n’avais jamais ressenti avant. Une force et une odeur si particulières. Je ferme les yeux et j’entends encore le bruit déchainé des rouleaux. J’ai été scotchée (au sol aussi mais ça je vous raconterai plus tard).

Alors oui pour se baigner c’est pas la paisible Méditerranée. J’étais sur mes garde constamment. Il est super facile d’être entrainé par le courant. Mais c’est tellement bon ! Puis les plages… Ces étendues perdues dans le brouillard qui soudainement sous un rayon de soleil se dévoilent dans leur immensité. Avec PERSONNE. Chose primordiale à mon bien être, asociale bonjour.

Puis vous avez vu ses falaises recouvertes de landes qui tombent à pic ? Je veux une maison ici pour y finir mes vieux jours !

Mais c’est où Big Sur ? Difficile à définir pour moi qui ne suit pas cartographe, en gros c’est une portion de côtes et de parcs qui s’étendent de Monterey à San Luis Obispo, traversée par la mythique Highway 1. Très, très sauvage, il n’y a pas grand chose d’autre que quelques maisons isolées en bord de mer et des parcs nationaux.

Pas étonnant que la région ait inspirée pas mal de mes auteurs favoris – Jack Kerouac, Hunter S. Thompson, Henry Miller, John Steinbeck – ni qu’elle fut un des hauts lieux de la Beat Generation.

mer2

mer1

mer3

Noyé dans la brume comme SF, on se croirait presque dans un paysage fantomatique écossais. Dès que l’on s’enfonce plus dans les terres (« s’enfoncer » = aller 2km plus loin), on se retrouve en pleine forêt entourés de séquoias. Oui ces arbres gigantesques sous lesquels on a eu la chance de planter notre tente.

Faut savoir que le camping c’est pas mon truc. Du TOUT. Jouer à la pétanque en buvant du pastis au camping du Perroquet de La Grande Motte, non. Je peux tuer des gens pour moins que ça. Cependant, même si mon confort en a pris un coup, il faut reconnaître que le camping en parc protégé n’a rien à voir. Les espaces pour s’installer son gigantesques, avec une table de pic-nique et un machin en métal (ça a p’tet un nom) pour faire du feu le soir. Les gens sont hyper zen, venant ici pour la nature et c’est tout.

On pourra quand même reprocher en été une sur-population (la fille chiante qui avait vraiment envie de voir personne…) dans ces parcs qui leur font perdre un peu de leur charme, m’enfin ça reste tout de même bien paumé.

sequoia1

sequoia ecureuil

A quoi reconnait-on un français à Montréal ? Il s’extasie devant les écureuils ! Bah on a fait pareil aux États-Unis. Comme je le disais, un peu trop de monde donc la faune se planquait un peu, mais ils ont quand même réussi à venir fouiller sous la tente dès fois qu’on aurait oublié de la bouffe. Trop miiiiiignon.

sequoia2

coeur

Pour terminer ce deuxième épisode, une photo tellement cheesy en light painting 😉

 

BONNES ADRESSES :

Logement :
Pfeiffer Big Sur State Park. De tous les échos que l’on a eu, les campings dans les parcs nationaux sont mieux niveau qualité et moins chers que les campings privés, souvent plein de camping cars de surcroît. Il y a beaucoup de parcs nationaux & campings dans Big Sur, 4 ou 5 de mémoire, mais une réservation en avance pour l’été est conseillée.

A savoir que l’entrée dans chaque parc national est payante (10/20$) même quand on y campe. Idem pour les plages gérées par l’état.

Achat camping
On avait prévu avant de partir le matériel de base (tente, sacs de couchage, vaisselle…) et aucun problème à transporter dans l’avion. Sur place dans chaque camping le nécessaire (un peu cher) est trouvable facilement : bouffe, café & thé, vin, bois, bouteille de gaz, premiers secours, etc.

One thought on “Road Trip Californie – 2ème étape : Big Sur

Laisser un commentaire