1 an au Québec

1an

Quand notre avion s’est posé le 26 novembre 2012, nous avions un chat, des valises, du vin, et l’idée qu’un an était la limite qu’on se donnait afin de savoir si l’on voulait habiter ici ou non.

365 jours et 107 articles de Froid Sec plus tard, nous n’avons toujours pas décidé. Ce n’est pas tout à fait vrai cependant, puisqu’il n’est pas question de revenir en France pour l’instant, que nous sommes bien installés et qu’on aime vraiment notre pays d’accueil. Ce qui équivaut sûrement à : « On se donne un an de plus pour voir ! »

Bien sûr, nos amis restés dans leur pays loin là-bas alors qu’on a les yeux dans l’eau nous manquent. Et nos familles aussi. Puis on aimerait bien parfois que 5000 km se fassent plus facilement. Mais il faut dire qu’on a aussi rencontré ici plein PLEIN de gens formidables qui nous réchauffent souvent le cœur (hooooooooo).

Aller, trêve de mièvrerie, j’avais envie pour ce post un peu spécial de vous faire une liste des clichés Montréal/Paris qui ont changé notre vie cette dernière année. Les habitudes qu’on a adoptées ou celles de notre passé qui ont la vie dure. Florilège :

 

– On boit de nouveau de la bière. Beaucoup de bière. Tu passes de 8€ pour ton verre de Heineken à 6$ la pinte de bière locale. Forcément.

– On est devenu schizophrène de la nourriture. Surtout moi. Je continue d’alterner entre strict végétarisme et burgers/frites. Je suis totalement paranoïaque sur la provenance de la viande, persuadée qu’elle est bourrée d’hormones (alors qu’avec l’Union Européenne, je doute que ce soit bien mieux). Mais d’un autre côté, je ne peux pas me résoudre à un burger végé de Frites Alors.

– On fait du sport. Et on en parle. Et on aime (presque) ça. Une parisienne t’expliquera toujours qu’elle est mince grâce à sa constitution exceptionnelle qui lui permet de manger du fromage tous les jours sans bouger de son canapé. Ici, c’est un peu plus réaliste.

– Quand il fait -10° lors de notre second hiver et que nos potes français débarquent en hurlant « Il fait froooooid ! » on leur explique que non, ils verront en janvier, avec l’indice éolien. Alors que j’ai toujours aussi froid mais ça fait genre.

– On comprend toujours pas l’accent dans toutes ses subtilités mais là encore, quand on compare avec les nouveaux venus, on s’en sort bien. On a quelques expressions qui sont passées dans notre vocabulaire courant (« entouca » « benlàlààà » « Tsé » « Tu sais tu »…) mais c’est pas tout à fait au point.

– Quand on finit notre journée de travail à 18h, on se dit qu’on a fait beaucoup trop d’heures sup’.

– On est un peu moins con sur plein de trucs. Comme ne pas traverser quand le feu est vert. Ne pas essayer de rentrer dans un bus et/ou un métro à 10 en même temps sans laisser les voyageurs précédents descendre. Dire « Salut ! Ça va ? » aux gens qu’on connait pas au lieu de marmonner « B’jour ».

– Le café est devenu une religion. Une religion dans laquelle tu oublies un peu la saveur. Mais à laquelle tu te dévoues entièrement au moins 8 fois par jour dans des mugs gigantesques.

– On a toujours un peu honte de ne pas parler anglais parfaitement alors que les 2 langues cohabitent ici.

– On ne comprend plus ce qu’est le vouvoiement.

– On a renoncé à aller au cinéma quasi gratuitement pour voir n’importe quel film. On choisit un blockbuster par mois à 20$. Outch.

– Le vin est un souvenir douloureux. Allez, pas tout à fait. Mais c’est un investissement précieux, rare, et aléatoire.

– On a beaucoup trop de choix complexes à faire. Pour les vacances de Noël, on part dans un chalet pour skier ou on va à New York ?

5 thoughts on “1 an au Québec

  1. Oh, je tombe sur cet article bien tard…

    Bonne fête chers amis !!!!!!

    Tu as oublié de parler de la mode québécoise Marianne. Toute aussi pointue et bien moins chère que la parisienne ! (Merci le taux de change et les repères monétaires restés en France^^)

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